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Extrait tiré du livre OVNI par Yurko Bondarchuk (1979)

Station de Radar des Forces
Canadiennes de Falconbridge
Sudbury, Ontario
Le 11 novembre 1975

Venons-en maintenant, parmi les observations d'OVNI enregistrées par des opérateurs de radar, à l'une des plus longues et des plus discutées. Elle eut lieu dans la région de Sudbury, dans le nord de l'Ontario, et la soudaine apparition d'objets non identifiés, ce jour du 11 novembre 1975, incita les hauts fontionnaires du NORAD à envoyer à leur rencontre des chasseurs militaires d'interception en mission d'investigation. En dépit des démentis ultérieurs, une telle initiative laissait clairement transparaître l'intérêt que le Gouvernement portait à l'étude du phénomène. Les observations de Sudbury coïncidèrent avec un déferlement sans précédent d'activités d'OVNI, durant toute une semaine, au-dessus d'installations militaires clés, autant au Canada qu'aux États-Unis.1


La station radar des Forces canadiennes de Falconbridge, au nord de Sudbury,
Ontario, fait partie des avant-postes de défense de la ligne Pinetree du NORAD.
Photo des Forces canadiennes.

Les premières personnes à remarquer les objets furent deux agents de la police régionale de Sudbury, Bob Whiteside et Alex Keable. Il était environ cinq heures du matin, et ils effectuaient une ronde dans les rues des quartiers ouest de Sudbury lorsque leur attention fut attirée par quatre objets brillants, tout là-haut dans le ciel.2 En raison de l'éclat qu'ils irradiaient, il n'était pas possible de discerner leur forme, mais les agents de police admirent d'un commun accord que ces étranges vaisseaux de l'air, évoluant sans aucun bruit perceptible, n'étaient certainement pas des appareils ordinaires. L'un des objets, plus brillant que les autres, semblait se mouvoir en rebondissant, telle une balle de ping-pong, en direction du sud-ouest; un deuxième objet, qui se trouvait au nord-est, demeurait stationnaire. Quand aux deux autres, ils semblaient dériver sans but précis.

Entre-temps, dans l'ouest de la ville, deux autres personnes avaient aussi remarqué ce qui devait être les quatre objets en question: c'étaient deux autres agents de police, l'un masculin, Gary Chrapynski, et l'autre féminin, J.B. Deighton. Ils virent les appareils émettre des rayons lumineux qui semblaient éclairer les nuages au-dessus d'eux. Se servant de leurs jumelles, ils purent déterminer la forme de l'un des objets qui leur parut long et cylindrique, assez semblable à un dirigeable. D'autres agents de police, stationnés à différents endroits dans un rayon de 30 milles aux alentours de Sudbury, rapportèrent qu'ils avaient également observé divers types d'appareils, de forme circulaire, animés de pulsations et manoeuvrant en silence dans le ciel qui se teintait des couleurs de l'aube.

A 6h15 du matin, quatre agents de la station de radar des Forces canadiennes de Falconbridge (à dix milles au nord de Sudbury) signalèrent de même la présence de trois cibles non identifiées sur leurs écrans de recherche et d'indication d'altitude.3 La première paraissait être une sorte de lumière très brillante et immobile, à une hauteur de 30 000 pieds au-dessus de la station, qui resta visible pendant 30 secondes. La deuxième, de forme sphérique, semblait tournoyer sur elle-même, tout en exécutant alternativement un mouvement ascendant, puis descendait à une distance de 30 milles au sud de la station. Cet objet demeura apparemment visible pendant plus de deux heures, alors qu'il évoluait à une altitude variante entre 40 et 70 000 pieds. Voici la description du troisième objet-cible:

"Il était de forme circulaire, brillamment éclairé, avec deux taches noires au centre; se dirigeant verticalement à toute vitesse, il atteignit ainsi, à partir de 42 000 pieds, la hauteur de 72 000 pieds. Il n'était animé d'aucun mouvement circulaire, et on put le voir pendant 14 minutes. Le major O. a pris des photos, mais on n'est pas sûr du résultat."4

Le même jour, un mardi, on put lire dans le Sudbury Star un compte rendu qui confirmait que des photos des mystérieux objets avaient bien été prises.

"A Ottawa, le quartier général de la Défense nationale a confirmé que quatre personnes de la station de radar, alertées par la police, ont aperçu vers 6h15 trois sphères brillantes ayant chacune deux tache noires. Ces objets ont été photographiés par le personnel de la base."5

Plus tard, dans l'après-midi du même jour, les journalistes du Star reçurent avis, de la part du Bureau des relations publiques du ministère de la Défense nationale à Ottawa, que les photos en question seraient bientôt à la disposition de la presse. Ce point fur corroboré par les gens de la station de radar de Falconbridge qui précisèrent même que les tirages développés seraient disponibles dès le lendemain matin (mercredi).

Mais, le lendemain matin, lorsqu'on prit contact avec le major Olivier - l'officier commandant la station -, celui-ci, à la grande surprise de ses interlocuteurs, fit la déclaration suivante: "Aucune photographie n'a été prise, et aucun message n'a été envoyé à Ottawa mentionnant l'existence de photos!" Et il ajouta qu'après enquête, il ressortait que "personne n'avait mis la main sur un appareil photo."6

Ce brusque revirement était en contradiction directe avec les déclarations précédentes du quartier général de la Défense. Qui plus est, le communiqué d'Ottawa confirmant l'existence des photos, était expressément fondé sur le texte spécifique du rapport télex envoyé à partir de Falconbridge au quartier général, à savoir: Le major O. a pris des photos, mais on n'est pas sûr du résultat.7 Le mystère s'épaissit encore davantage si l'on considère que, pendant plus de 24 heures, tant le quartier général de la Défense que le Conseil national de recherches et les journalistes du Sudbury Star, furent entretenus dans la conviction que les (inexistantes) photos allaient être communiquées au public! S'agissait-il là d'un manque de coordination dans les communications interministérielles, ou bien fallait-il conclure à une consigne de silence imposée à la dernière minute?

Nous ne connaîtrons sans doute jamais les raisons de cette discrétion de façade, mais il semble bien qu'on ne puisse douter du fait que des OVNI survolaient effectivement Sudbury ce matin-là. En fait, ces objets se trouvaient toujours dans les parages six heures plus tard lorsque des hauts fonctionnaires du NORAD décidèrent d'envoyer après eux des chasseurs à réaction spécialisés dans l'interception. Suivant la relation qu'en fit le Sudbury Star:

"Les chasseurs ont été mis en alerte et ont décollé de la base militaire aérienne américaine de Selfridge, Michigan, à 12h50, heure locale."8


L'OVNI manoeuvrait aux alentours de la station radar de Falconbridge,
au nord de Sudbury, Ontario. (Conception de l'auteur).

Ce fait fut plus tard confirmé par le capitaine Rudy Miller, officier chargé des relations publiques auprès de la 22e division du NORAD à North Bay, dans une déclaration où il affirmait que deux appareils d'interception F-106 de la U.S. Air National Guard Squadron "avaient rapporté qu'ils suivaient de près la piste de l'objet." Le capitaine ajoutait: "En fait, tout ce que les pilotes ont rapporté avoir rencontré, c'étaient des réflexions solaires sur des cristaux de glace dans les nuages."9

Photo pas disponible

Le Major Donald Oliver, ancien officier commandant du CFS de Falconbridge.
Photo des Forces canadiennes.


L'avion intercepteur R-106 de l'U.S. Air Force. Photo des Forces canadiennes.

Nous n'irons pas discuter la possibilité que les pilotes aient observé des phénomènes de réflexion du soleil sur la surface de quelques cirrus. Ce qui reste à prouver, c'est qu'on puisse rendre ces jeux de lumière solaire responsables des nombreuses observations rapportées. L'explication fournie par le NORAD ignore délibérément le fait que des objets, apparemment géométriques et solides, furent observés à la fois de visu et au radar, alors qu'ils se livraient à des manoeuvres de haute voltige aérienne, par une grande diversité de témoins qualifiés.

Mais la palme de l'originalité, dans les explications du phénomène, revient sans doute au docteur Ian Halliday, agent de recherche auprès de l'Institut Herzberg d'astrophysique du CNR. D'après le docteur, ce que les agents de police avaient vu, c'était, selon toutes probabilités, Vénus ou Jupiter:

"Vénus se lève haut dans le ciel, vers trois heures du matin, dans la direction du sud-est, et elle reste encore brillante et haute dans le ciel après que le soleil se soit levé. Quand à Jupiter, elle est également brillante et se couche aux environs de 4h30 du matin."10

En ce qui concernait les observations enregistrées au radar, le docteur Halliday risquait l'hypothèse suivante:

"Autant que l'on puisse dire, il ne s'agit là que d'une coïncidence. Ce n'est pas inhabituel avec les radars. Il se trouve que les techniciens ont vu une anomalie au même moment."11

Entre-temps, pendant les jours qui suivirent la première observation, les habitants de la région continuèrent à signaler des cas d'apparition d'OVNI.

Plus de trois ans se sont écoulés depuis cet incident, et voici que toute l'affaire refait surface au moment où le commandement des Forces aériennes américaines ainsi que le ministère de la Défense américaine sont forcés de laisser circuler publiquement des documents qui étaient auparavant hautement confidentiels. Ces documents, dont la circulation est ainsi autorisée en vertu de la Loi américaine sur la liberté d'accès à l'information, révèlent entre autres que la présence d'OVNI au-dessus des installations militaires était bien plus répandue que les premiers rapports ne le donnaient à penser. Le fait a reçu confirmation officielle de la part des fonctionnaires du Conseil national de recherches, le 19 janvier 1979, à Ottawa.12

Selon le docteur Bruce McIntosh, agent de recherche de la Section des sciences planétaires de l'Institut Herzberg, des chasseurs à réaction canadiens auraient effectivement reçu l'ordre de décoller pour intercepter les OVNI à deux reprises au moins, au cours de la grande vague d'observations qui dura une semaine. Il semble également que durant la nuit du 6 novembre, cinq jours avant l'incident de Sudbury, des cibles non identifiées furent repérées sur les écrans de radar de la base de commandement du NORAD à North Bay, à 70 milles à l'est de Sudbury. De même que dans l'affaire de Falconbridge, la présence prolongée de ces cibles sur les écrans de radar incita les responsables de la base à donner l'ordre de décollage à des appareils d'interception canadiens. Selon le docteur McIntosh, leur recherche fut vaine.13 Durant la même période, d'autres appareils canadiens furent aussi envoyés dans les airs pour intercepter un OVNI qui se rapprochait de la frontière canadienne après avoir survolé quelque temps la zone de lancement de missiles de la base des Forces aériennes américaines de Loring, dans le Maine. Les rapports ne disent pas si les chasseurs canadiens aperçurent ou non l'OVNI en question. Quant aux documents d'archives américains, ils font également état d'un déploiement considérable d'activités d'OVNI au-dessus d'autres sites de lancement de missiles nucléaires et de bases de bombardiers, installés le long de la frontière canadienne, dans le Maine, au Montana et au Michigan.

Comme toujours, le Conseil national de recherches s'est efforcé d'atténuer l'importance de l'observation. Le docteur McIntosh prétendit, en guise d'explication des faits, que la réflexion de faisceaux de radar sur des appareils aériens volant au-dessus de l'horizon, par des couches de cristaux de glace d'une haute densité pouvait avoir produit un faux signal de radar. Il formula une deuxième hypothèse selon laquelle il était aussi possible que l'objet de l'observation ait été Vénus "saillant comme un pouce enflammé."14

_______

1. Toronto Star, le 20 janvier 1979.
2. Sudbury Star, le 11 novembre 1975.
3. Institut Herzberg d'astrophysique, Section des sciences planétaires, Conseil national de recherches, fiche des observations non météoriques, N75-147, Ottawa.
4. Ibid.
5. Sudbury Star, op. cit.
6. Sudbury Star, le 15 novembre 1975.
7. Ibid.
8. Sudbury Star, le 12 novembre 1975.
9. UFO-Québec, vol. 1, no 7, p. 12.
10. Sudbury Star, le 14 novembre 1975.
11. Ibid.
12. Toronto Star, le 20 janvier 1979.
13. Ibid., p. 2.
14. Ibid., p. 2.
 
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